27 heures à travers l’Aubrac

Publié le par Geneviève

Participants: Fabrice, Mathilde, Antoine, Serge, Lalou et moi Geneviève dont 5 en raquettes et 1 sur des mini skis de randonnée.

3 « traîneaux » et un chien, Ebenne, dont le rôle n’a pas été de tirer les 3 traîneaux (il n’aurait pas survécu) mais de réchauffer les pieds de son maître pour la nuit.

Départ presque à l’heure prévue (environ 1h après en fait) samedi en milieu de matinée, depuis le col de Bonnecombe.

La troupe a évolué sur une neige assez molle, avec une température plutôt clémente pour la saison (positive).

L’itinéraire (plein Est direction Mailhebiau) nous à permis de voir défiler quelques images typiques de l’Aubrac.

Première image : le lac. Vide. Donc on passe sur le pont qui le longe pour monter sur un sentier à la recherche d’un endroit à l’abri pour manger, la bruine nous accompagnant de sa froide moiteur dans l’effort.

Nous nous arrêtons dans un buron pour manger, l’endroit est aussi, voire plus, humide que l’atmosphère à l’extérieur (c’est bien une sortie du Spéléo Club de la Lozère ça, l’humidité ça les connaît). Le sol est en terre battue, « terreau » ont dit certains, si on avait su on aurait amené de quoi faire un potager…

Après avoir cassé la croûte nous repartons, la neige toujours aussi blanche, sauf sur notre passage où une traînée couleur terre permettait de nous suivre à la trace. Certain(e)s avaient en effet les raquettes quelque peu boueuses…stratégie à revoir pour une éventuelle sortie « camouflage ».

Après une halte sur la table d’orientation (point haut de la rando, 1469m), nous nous dirigeons vers la forêt proche à la recherche de congères dans l’idée de bâtir des igloos. Seul Lalou aura construit le sien, avec couloir d’entrée et marches d’accès s’il vous plaît, dans lequel nous avons mangé le soir, à l’abri des quelques flocons venant apporter une mince couche supplémentaire au manteau neigeux.

Pour le sommeil des autres, Fabrice s’est trouvé un petit espace accueillant sous les branches de 3 sapins, Mathilde et Antoine ont préféré « s’enterrer », quant à Serge il a planté sa tente entre les 2 précédentes.

Bien que la présence combinée d’un élagueur et d’une «bec d’aigle » (c’était un outil au tranchant courbe) parmi nous aurait pu nous inciter à faire un feu, nous avons opté pour la promiscuité source de chaleur de l’igloo de Lalou.

Après le repas du soir, nous sommes partis à la recherche d’un chemin, « sur la droite », que nous n’avons au final pas trouvé. Cette petite escapade nocturne fut quand même très agréable, la nuit donnant cette ambiance si particulière où le silence et l’immobilisme apparent des paysages renvoi celui qui s’y fraie un chemin à son humble condition de visiteur de passage.

Le lendemain, petit déjeuner pour bien commencer la journée : mélange fait maison pour Serge (cacao en poudre, muesli et autres), soupe chinoise échouée dans la neige pour Lalou, du coup mélange fait maison de Serge pour Lalou, fruits et biscuits pour moi, miel, pain, et d’autres choses que je n’ai pas vu pour Mathilde et Antoine, pas vu celui de Fabrice qui était déjà presque opérationnel en se levant.

L’équipe une fois le ventre rempli, les sacs et les traîneaux remplis eux aussi, s’est remise en route sur une neige qui avait durci dans la nuit, craquant plus sous nos raquettes et allégeant nos efforts. Direction la croix de la Rode, au milieu des reliefs légèrement vallonnés de l’Aubrac. Belle réalisation en granit aux 4 branches de mêmes longueurs reliées par une courbe dessinant un cercle. Sculpture d’un seul tenant, sûrement ancienne, eh oui nous ne sommes pas les premiers à emprunter ces sentiers, sillonnés par l’homme depuis des milliers d’années, à pied ou en raquettes (elles ont évolué depuis).

Quelques passages techniques à noter durant ces 2 jours : les (très) nombreux barbelés à devoir traverser, soulevant des problèmes techniques et des solutions : « tiens, y’a une ouverture là bas » ; un passage de cours d’eau où le traîneau de Fabrice a chaviré ; une pente finale où Serge nous a montré tous ses talents de skieur ; les tourbières de l’Aubrac que nous avons su éviter pour la survie de tous.

Sortie neige pour un club de spéléo, aussi bien à l’aise sous terre que sur terre.

Geneviève.

Publicité
27 heures à travers l’Aubrac

Publié dans Rando

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article