Retour au sabot 2
Poursuite des travaux à la carrière.
Du fond il me dit "prépare ton matos, il va falloir élargir, je finirai de sortir les pierres". Quatre séances d'élargissement plus tard, on re déblaye, trois de plus et on recommence. Il prend mon éclairage pour bien voir le fond et dit apercevoir l'eau. C'est l'heure pour lui de partir, nous discutons un moment dehors, il part en vacances et je le trouve presque ennuyé de ne pouvoir venir travailler ici de trois semaines. Ce mec c'est un malade, un passionné, un vrais spéléo, le seul qui reste dans notre club: c'est sur que sans lui pour me relancer et me motiver sans cesses ça fait longtemps que je ne creuserais plus grand chose.
Je continu un moment seul, quatre séances d'élargissement de plus donnent un très bon résultat, je repousse les blocs dans le premier couloir, burine au fond, me ruine un doigt d'un coup de massette, re dégage tout. Puis à mon tour, je glisse le casque dans la faille et tente de deviner la suite. La cavité me souffle son courant d'air dans la figure, mais ne me dévoile rien, pire, cette maudite faille large de 6 à 15 cm semble s'allonger plutôt que de se raccourcir, et j'ai beau me tordre dans tous les sens même bien plus avancé que ne l'était Fabien, j’entends l'eau mais je ne la vois pas... Ou sa passion débordante lui donne des hallucinations, ou j'ai un besoin fou de passer chez ophtalmo...
L'avenir nous le dira, en attendant, il est 18h30, à 20h il me faut être au boulot, encore un jour ou le repas sera vite envoyé.
A+