Descente dans le Lavanhou
Dimanche 26 octobre 2014
(Avec Mathilde, Alex, Fabrice, Lalou, Toutoune et Sara)
L’expédition de ce dimanche s’annonce verticale et physique. Nous avons comme objectif d’atteindre les – 180,5m de la grotte de Lavanhou, située sur le causse Méjean.
Avant même d’atteindre l’entrée de la grotte, nous affrontons un premier obstacle : la clôture électrique. Chacun avec sa technique, son style et avec plus ou moins de réussite nous franchissons ce piège, qui se révèle être factice (pas de courant), avant de nous engouffrer sous terre.
Après m’être contorsionnée sur 25m dans la première étroiture, je me retrouve face à un cul de sac. J’ai perdu toutes traces de Lalou. Et au vu des tous petits boyaux me faisant face, je sais pertinemment qu’il n’a pu se faufiler par là. J’alerte l’équipe de mon erreur et il ne leur faut qu’une seconde pour trouver le bon itinéraire.
Puis commence la descente ! Un premier P7, nous met dans le bain avant d’en enchainer 8 autres. Allant de 7 à 27 mètres, plein gaz ou à flanc de paroi, cette exploration permet d’apprendre pour certains et de réviser pour d’autres, les techniques de passage de frac’, de déviation, de remontée etc.
Alex s’initie même à l’équipement. Notre BE et notre BAPAAT s’étant engagés dans le puit suivant et manquant légèrement de corde pour atteindre le fond ; Alex est missionné de modifier l’amarrage de la tête de puit. Pendant un bref instant, nous hésitons à couper la corde et à remonter sans eux. Puis après un peu de réflexion, Alex déniche un amarrage naturel infaillible, tresse un huit et nous poursuivons notre descente.
Vers les -150m, l’humidité commence à se faire sentir, nous accélérons le rythme pour ne pas nous refroidir. Encore 2 puits et nous y sommes. Un P27 plein gaz et un P12, difficile d’accès nous permettent d’atteindre le stade des - 180,5m. La cavité est en réalité profonde de 216,5m mais la section suivante est des plus hostiles. Un passage TRES étroit, nous sépare du siphon final. Et vu l’heure, nous devons songer à remonter.
Le fond de la cavité étant très humide, nous ne nous attardons pas. Un petit kinder et nous repartons pour l’ascension. Un des passages de frac’ est légèrement plus technique que les autres puisque nous devons maitriser un ballant avant de pouvoir poursuivre la progression. Sur le dernier P19, la douleur physique et surtout le poids du kit commence à se faire sentir, mais ce dernier effort nous rapproche incontestablement de la sortie.
Nous sortons de la grotte à 19h15 avec dans l’espoir de profiter d’un dernier rayon de soleil. Cependant, avec le décalage horaire ; c’est une nuit étoilée, et un froid hivernal qui nous accueille à notre sortie.
Winter is coming !
Sara